jeudi 27 septembre 2012

Jeunesse marocaine, sauvons-la.




      Dire que le Maroc bouillonne de jeunes marocains talentueux n'est pas mentir. Mais si on traverse les rues marocaines on découvrira que cette jeunesse, qui soi-disant, avance, ne représente qu'un très petit pourcentage par rapport au nombre gigantesque de jeunes sans aucun avenir. Ceci est essentiellement due à la très mal formation de ces jeunes depuis le primaire, et à cause de leur environnement, et leurs conditions laissant à désirer.

       Le Maroc n'a hélas rien prévu pour ces gens là, qui ne savent ni parler, parce qu'on ne leurs a pas apprit cela. Ni écrire, parce qu'on ne leurs a pas inculqué le bon apprentissage au bon âge. N'aillant pas développé de côté communicateur, vue la non-intervention de leurs parents, qui sont eux mêmes victimes du même système éducatif.
     Cette jeunesse marocaine sombre dans l'anonymat et le désespoir, se voir sans avenir est déprimant. D'ailleurs, un court-métrage " Ça tourne" a été produit et réalisé par Mohamed Amine Mounna au Maroc récemment pour montrer aussi bien l'absurdité des coulisses du cinéma marocain que celle de la jeunesse marocaine: 





       Après avoir vu cette vidéo vous comprendrez sûrement par quoi passe nos jeunes marocains. De plus, Le Haut Commissariat au Compte (HCP) a enquêté sur la situation des jeunes au Maroc, et a révélé quelques tristes réalités, il a cité: 


"55,5% des jeunes, âgés entre 18 et 24 ans ne pratiquent jamais une activité sportive44,5 % ne lisent jamais.Leur seul loisir : la télé. (Mais où est donc la culture ? Comment veut on que les jeunes avancent s'ils ne lisent pas ? )
Sur les valeurs et les perceptions des jeunes ainsi que sur leurs activités de loisirs (enquête réalisée en 2011), les jeunes marocains âgés entre 15 et 24 ans représentent 19,5% de la population totale du Maroc. 12,2% sont déjà mariés (15,4 % en milieu rural, 9,3% en milieu urbain).
L’enquête révèle de tristes réalités sur les activités de loisirs des jeunes. 44% des jeunes âgés entre 18 et 24 ans ne lisent jamais et 43 % de temps en temps. Seuls 12,5% affirment qu’ils lisent régulièrement. (Un pourcentage qui laisse à désirer pour une jeunesse à quion n'a pas apprit à lire. Et même si c'était le cas, on ne l'a pas motivé à lire et découvrir. )
87,6 % des jeunes ne pratiquent aucune activité artistique (musique, danse, théâtres,…) et 75,5% n’assistent jamais à ce type d’activité. Coté sports, nous relevons que 55,5% des jeunes ne pratiquent pas de sport (76,7%des marocaines ne pratiquent jamais de sport et seulement 7,4% le pratiquent régulièrement).

Pour les activités manuelles ou artistiques, les chiffres sont encore plus désolants. Seuls 2,7% des jeunes pratiquent régulièrement ce type d’activité. Le seul loisir des jeunes marocains reste la télé et la radio. 68,7% affirment qu'ils regardent la télévision ou écoute la radio régulièrement."



     Cela dit, il faudra trouver une solution efficiente pour pouvoir sortir cette partie du peuple qui se droguent pour accepter son triste sort, de sa misère. 



    Pour ce faire, il faudra assurer un avenir plus ou moins certains. En poursuivant des études permettant d'atteindre l'objectif d'occuper un poste-gagne-pain. Qui dit études, dit formation de qualité, dit aussi écoles ou universités. Un langage devenu courant et faisant mal aux oreilles, certes. Les marocains ont en tellement parlé ces dernières années, des pétitions ont été faites ces mois derniers par l'Uecse ou autre groupes de jeunes marocains, sans résultats concrets. Ce qui est tout à fait aberrant. 

     Ces mêmes phrases qui reviennent, ces mêmes faits qu'on rappelle, à tort et à travers, à longueur de journée pour peu que le gouvernement se mobilise. Une centaines de blogueurs et journalistes ont  traité le sujet. Même que certains jeunes ont contacté les ministres de la jeunesse et du sports, et celui de l'enseignement. 




Mais à qui parler ? A qui s'adresser si nos voix ne sont pas entendues ? 



Cher gouvernement, sachez que cette belle jeunesse marocaine va à la dérive ! FAITES QUELQUE CHOSE, ET VITE !!

dimanche 9 septembre 2012

Amazing picture !



     Grâce au site Tumblr, j'ai pu découvrir cette splendeur. J'ai beau contemplé ce somptueux décor, ça me fait toujours le même effet ! Une bonne surprise.

dimanche 2 septembre 2012

Premier deuil, premiers pleures. Ce 29 Août.



     "The Game" le titre du film que je m’apprêtais à regarder avant ce coup de file. Ce coup de file venant de la part de grand-mère. Ma soeur décrocha:
"-Allo mii ?
 - Amina ?
 - La Ikrame hadi.
 - Goul lmamak, ..... ra baak fih lmoot.
 - Ashnou ? :o ! Wakha, wakha ! "

     Ma soeur, bouche bée, nous informa de la triste nouvelle. on sursauta, on sauta partout dans la maison, cherchant à se conforter mutuellement, Youness, Seif eddine, elle et moi-même. On devait informer les parents, ils n'étaient pas à la maison. Du coup, on a appelé maman. Choquée, elle nous demanda de vite nous préparer. On l'a fait assez vite Youness et moi, puisque mes parents étaient venu tôt, et les deux autres n'ont pas eu le temps de le faire. Nous partîmes.
    A peine arrivé, qu'on vît ma grand mère, ma tante, et mon cousin dans un état lamentable. Ma grand-mère venait de perdre son allié, son âme-soeur, son amour, mariés depuis 60 ans déjà. Chose pas du tout facile à accepter.  Maman s'est mise à pleurer à son tour, à côté de ma grand-mère, s'échangeant les câlins. Elles pleuraient. On s'est rendu, ma mère et moi, dans la chambre où était allongé le corps de mon grand père "El mer7oum Chhaiouine Jilali" . Couvert d'un drap blanc comme neige, ce corps qui d'habitude souriait, lançait des blagues, et qui ne quittait pas sa chambre parce qu'il trouvait que: Rien ne vaut son chez soi, était maintenant allongé, dépouillé de vie. allongé comme ça, ce beau corps, le corps d'un homme sage. Un homme unique.
     Maman se jeta aussitôt sur le corps, pleura. Pleura, l'appela de toutes ses forces, lui reprochant de nous avoir quitté si tôt. Je ne savais plus quoi faire, pleurer mon grand-père chèri, ou consoler mes proches. Je n'en fît rien. j'ai attendu que la chambre se vide. Elle se vida. Je m'étais promise de rester forte dans de telles circonstances. Je me suis approché doucement, je me suis écroulée, comme une pierre. J'ai fondu en larmes.
Je l'ai touché, j'ai touché son corps, j'ai découvert sa tête, j'ai pleuré. J'ai caressé son front en combattant mes larmes qui jaillissaient sans cesse de mes yeux. J'ai embrassé son front, comme pour m'habituer à ce corps mort. Et pour lui dire à Dieu.
     Mes oncles entrèrent dans la maison, sous le choc, faux sourires aux lèvres pour cacher leur peine.
     Ils l'emmenèrent dans sa chambre.
     A l'arrivée de ses fils -Puisque ses filles n'étaient pas encore venues, à part ma mère qui était déjà là, qui pleurait - on voyait déjà leurs yeux gonflés de larmes, emplis de tristesse. L'arrivée de ma tante était émouvante, elle a crié en arrivant à la maison. Elle a continué à pleurer pendant un bon bout de temps. Sans cesse, sans pause.
     L'arrivée des autres membres de la famille, renversés, fut de même, aussi émouvante. En l'espace de quelques heures, la famille était presque toute réunie, il ne manquait plus que ma plus jeune tante, qui vit au Canada.
     Dans le salon, on entendait des pleures, à tort et à travers, sans arrêt. Ma grand mère, la pauvre, entourée de ses enfants, pleura sans pouvoir s'arrêter. Et à la venue de chaque nouvel invité, elle pleurait !
      Paix à mes yeux et mon esprit fatigué et dérobé de tout sens de vie, je me suis endormie.
     A mon réveil, on était jeudi. Les visages étaient les mêmes, les expressions avaient changées. Personne ne pleurait plus vraiment, mais tout le monde avait l'air choqué, vidé, comme des statues. Mon grand père, toujours pas enterré, était allongé, dans sa chambre ! Tristes, ses fils, filles et petits-enfants traînaient autour de lui, en priant qu'il fasse partie des gens qui verront le paradis, et en profiteront. On a mangé, -vu que je me suis réveillée un peu tard, étant donné que j'étais malade -. En fait, j'ignore ce qui s'est passé en premier, est-ce le manger, ou l'enterrement, par ce qu'à un moment donné, quand ils voulaient l'enterrer, mes tantes et oncles, cousins et cousines ont commencé à pleurer, encore et encore, plus fort. J'étais tellement "out" que je ne me souviens plus. Durant l'après-midi, mes tantes et oncles étaient un peu plus actifs.
    Famille plus soudée après la mort du grand-père. Il était temps.
    Mes oncles nous souriaient, ils nous prenaient dans leurs bras avec une douceur sans égal. Tous, exhalaient une sensation de "solidarité" et d' "amour" partagé ! Ils nous souriaient. Les hommes avaient cessés de pleuré, les femmes, les vieilles, quant à elles, continuaient à pleurer, à maudire ce jour où cet être nous a quitter.
   Je me rendormit.
   Le dîner était assez mémorable, ambiance monotone. Heureusement qu'un ami m'a appelé, sinon, j'aurais été morte d'ennui.  Après le doaa, tout le monde était un peu plus triste. On pleura un peu, même ces gens qui venaient sans avoir trop d'affinités avec grand-mère avaient pleuré leurs proches morts.

   J'ai passé la nuit chez ma tante, c'était bref, on n'a fait que dormir. Le lendemain, on m'a réveillé à 8h et quelque, pour nous rendre chez grand mère. C'était pour aller au cimetière, la visite de la tombe de grand-père. A peine réveillé, tout le monde avait presque ce même visage fatigué, vide, qui se remet à peine de ces deux jours pas du tout comme les autres, marqués d'une tristesse sans pareil.
    Une fois arrivés au cimetière, on marcha une trentaine de mètres. C'était long, et pesant. On arriva à la tombe de grand-père. Le voir ainsi ... couvert de terre. Sous terre. On a lu du coran, on a fait prié pour lui.


  Que sont âme repose en paix.  
الله يرحمك