Le
Maroc avance ? Pas tant que ça, pas au niveau de l’éducation nationale en
tout cas. Loin de là, le Maroc a bien du chemin à faire.
Qualité de formation très
faible, système éducatif défaillant, et j’en passe. Le Maroc ne présente aucun réel avantage pour ses
jeunes étudiants, ou du moins pour le plus grand nombre d’entre eux, puisqu’ils
ont besoin de soutien financier. Ce que l’Etat n’offre pas du tout. Pour en
bénéficier, il faudrait que les parents du jeune touchent 40 000, 00 Dhs au plus par an, ce qui n’est pas le cas de
tous les jeunes marocains. Ni soutien moral, avec des seuils d’intégration aux
grandes écoles exorbitants. Rien.
La
réalité est que ces jeunes sont délaissés, mis à l’écart des grands choix optés
par le gouvernement qui lui, insiste sur le côté religieux et économique du
pays, et a parfois tendance à oublier qu’il faudrait réaliser un développement
durable, et ce par la promotion d’une formation adéquate à ses étudiants,
convenable à leurs envies et aspirations, et une garantie du haut niveau
intellectuel de ces derniers en les encourageant à aller loin dans leurs
études.
Pour
cette raison, des changements doivent être faits. Au niveau structurel, que
certains jeunes marocains ont cité, notamment, l’Union des étudiants pour le
changement du système éducatif (UECSE), qui est issu de la bonne initiative de
certains jeunes marocains. Voici les plus grands défauts de notre système
éducatif, listé en quelques points :
Premièrement,
il n’y a pas de suivi quant aux idées et connaissances requises pendant la
formation initiale : De nombreuses matières sont enseignées en arabe,
comme la physique-chimie, les SVT, les Mathématiques, ... Et sont enseignées en
français juste après le bac, ce qui crée un disfonctionnement chez l’étudiant
qui n’arrive plus à gérer ses lacunes, et a du mal à suivre.
Deuxièmement,
un dysfonctionnement entre les connaissances requises et les connaissances
demandées lors de l’insertion des jeunes dans le marché de travail. Pour régler ce problème, il faudrait revoir les programmes inculqués au étudiants aux lycée et collège, et ceux des études supérieurs aussi, de sorte à ce qu'il y est une continuité des matières.
Ensuite,
le problème de l’orientation : Les choix deviennent presque des chemins
obligatoirement « à suivre »
pour garantir un avenir sûr, et assurer son gagne pain, et encore. Les choix
sont peu diversifiés, et très limités. Prestige aux sciences économique et
gestion, vu la forte demande dans le marché de travail, et aux PC/SVT/SM pour
devenir soit ingénieurs soit médecins. Les autres branches sont plutôt laissées
de côté, je citerai : L’art visuel, la littérature, …
L’autre
problème très important à traiter est la privatisation de l’enseignement :
le développement des écoles privées au détriment de celui des facultés et
autres écoles publiques cette dernière décennie, fait qu’il y est une discrimination au niveau de
l’accès à la bonne formation. De ce fait, les étudiants qui n’ont pas les
moyens de financer leurs études se verront incapables de suivre une formation
de qualité. Ce qui est tout à fait aberrant.
Cinquièmement,
considérée comme une conséquence de ce système. Du jamais vu. Les seuils très élevés des
écoles ne cessent de flamber, encore et encore. D’année en année. Que cela soit en médecine, en économie, ou dans les grandes écoles comme: ENSA, ENSAM, ENA, etc . . . Ainsi, pour
certains jeunes marocains, c’est techniquement impossible de rester au Maroc.
Encore
un point litigieux, il concerne les modalités d’intégration aux écoles sans
passer par les concours. Je parle évidemment des pistons, bien qu’il soit un
sujet qui énerve, et donc fait réagir. Seules les familles aisées peuvent
se permettre cette dépense. Au diable les autres, c’est ça ?
C’est
donc tout un système à réguler. Ou à changer carrément. C’est ce qu’on attend
du PJD, qu’il apporte des solutions concrètes aux attentes des jeunes
marocains.